Le collagène est la protéine la plus abondante du corps humain, représentant environ 25 à 30 % de l’ensemble des protéines corporelles (1). On le retrouve dans la peau, les os, les tendons, les ligaments, les cartilages et bien d’autres tissus conjonctifs.
Sa structure lui confère une grande résistance et une élasticité essentielle à la cohésion de notre organisme.
Le mot « collagène » vient d’ailleurs du grec kolla qui signifie « colle », car il agit comme un liant naturel maintenant la structure du corps.
Mais il n’existe pas qu’un seul collagène : les scientifiques ont identifié pas moins de 28 types différents à ce jour (1). Parmi eux, les collagènes de type I, II et III sont les plus abondants. Chacun possède une fonction et une localisation bien spécifiques.
Ici nous allons nous concentrer sur le collagène de type II, souvent qualifié de « collagène des articulations ou articulaire », pour comprendre son rôle, ses bienfaits et ses différences avec les autres formes.
Le collagène de type II est le principal collagène constituant des cartilages. Il forme une trame fibreuse souple au sein du cartilage hyalin (celui qui recouvre les extrémités des os dans les articulations) et du cartilage élastique.
On peut l’imaginer comme une sorte de ressort biologique : son réseau de fibres permet au cartilage d’absorber les chocs et de protéger les os lors des mouvements, tout en conservant la souplesse articulaire.
Il représente environ 85 à 90 % du collagène total du cartilage articulaire et près de la moitié de ses protéines totales. Sans lui, le cartilage perdrait structure et élasticité, rendant les articulations raides et douloureuses.
On retrouve également le collagène II dans le corps vitré de l’œil et dans le noyau des disques intervertébraux (des tissus qui, eux aussi, ont besoin d’élasticité et de maintien de forme).
Les collagènes de type I, II et III sont les plus courants dans le corps humain. Bien qu’ils partagent une structure de base similaire en triple hélice, ils remplissent des fonctions différentes selon les tissus où ils se trouvent.
Ces trois types se complètent et participent ensemble à la résistance, à la souplesse et à la cohésion du corps humain.
Avec l’âge, la production de tous ces types de collagène diminue naturellement, entraînant une perte de fermeté cutanée, une fragilité des articulations et une baisse de la souplesse générale.
Les suppléments de collagène visent donc à compenser cette baisse, mais leur efficacité dépend du type choisi et de la forme sous laquelle il est consommé.
Le collagène de type 2 joue un rôle central dans la santé articulaire. Présent dans le cartilage, il assure la cohésion et la résistance de cette structure souple qui permet aux articulations de fonctionner sans douleur ni frottement excessif.
Avec le temps, la synthèse naturelle de collagène diminue, ce qui fragilise le cartilage. Ce phénomène peut être accentué par le sport intensif, le surpoids ou certaines pathologies comme l’arthrose. Une supplémentation peut alors aider à soutenir les articulations.
Des études ont montré que le collagène articulaire stimule la production de chondrocytes, les cellules responsables de la synthèse du cartilage. Il contribue également à la formation de la matrice extracellulaire, essentielle à la souplesse et à la résistance des tissus.
Chez les personnes souffrant d’arthrose, le collagène de type II pourrait aider à réduire les douleurs et les raideurs articulaires. En soutenant la régénération du cartilage et en diminuant la réponse inflammatoire, il favorise un meilleur confort de mouvement.
La prise de collagène de type 2 est souvent associée à une amélioration de la flexibilité et de l’amplitude des mouvements. Les bénéfices apparaissent progressivement, en général après quelques semaines de prise régulière.
Les bienfaits du collagène de type II ne se limitent pas aux articulations. En protégeant les tissus conjonctifs, il contribue également à la santé des tendons, des ligaments et du dos. Certaines recherches explorent même son rôle potentiel dans la protection des disques intervertébraux.
Le collagène de type 2 existe sous deux formes principales dans les compléments alimentaires : le collagène natif (non dénaturé) et le collagène hydrolysé. Ces deux formes se distinguent notamment par leur structure et leur mode d’action dans l’organisme.
Le collagène de type 2 natif est extrait à basse température de manière à conserver sa structure en triple hélice. Il reste proche de la forme naturellement présente dans le cartilage.
Son action repose sur un mécanisme d’immunotolérance orale : ingéré à très faible dose, il contribue à limiter la réaction immunitaire dirigée contre le collagène articulaire. Cette approche vise essentiellement la gestion de l’inflammation et l’intégrité du cartilage.
On le retrouve souvent sous une forme brevetée utilisée dans plusieurs études cliniques.
Le collagène hydrolysé est obtenu après une étape d’hydrolyse qui fragmente les protéines de collagène en peptides. Ces peptides sont facilement assimilés et participent directement à la stimulation de la production naturelle de collagène.
Cette forme est appréciée pour sa biodisponibilité et son action globale : peau, articulations, os, tissus conjonctifs. Certaines formulations incluent également du type 2 pour cibler la mobilité articulaire tout en conservant l’effet nutritif et régénérant de l’hydrolysé.
En conséquence le collagène hydrolysé est la forme la plus polyvalente. Grâce à sa bonne assimilation, il fournit les acides aminés nécessaires à la production de collagène dans tout l’organisme et répond à des objectifs plus larges : confort articulaire, élasticité de la peau, solidité osseuse et entretien des tissus conjonctifs. Le collagène natif, lui, cible surtout un mécanisme immunologique spécifique.
Le collagène de type II est disponible sous plusieurs formes : comprimés, poudre ou parfois boissons prêtes à consommer. La posologie et la durée de cure dépendent de la forme utilisée (natif ou hydrolysé) et de l’objectif recherché.
Pour le collagène hydrolysé, les doses recommandées sont généralement entre 2 et 10 grammes par jour, à diluer dans de l’eau ou une boisson.
Les effets ne sont pas immédiats : il faut généralement attendre 4 à 8 semaines pour réussir sa cure et constater une amélioration notable de la mobilité ou de la réduction des douleurs. Une cure de 3 mois est souvent recommandée, renouvelable plusieurs fois par an.
Certains nutriments renforcent l’efficacité du collagène de type 2 :
Le collagène hydrolysé peut être pris à tout moment de la journée (contrairement au collagène natif, qui se prend à jeun, car il agit à très faible dose et doit être absorbé sans compétition avec d’autres protéines.), seul ou mélangé à une boisson ou un smoothie.
Une utilisation régulière et bien dosée du collagène de type 2 peut donc soutenir efficacement la mobilité et le confort articulaire, notamment chez les personnes actives, les seniors ou celles souffrant de troubles articulaires liés à l’âge ou au sport.
Le collagène de type II est considéré comme une substance sûre et bien tolérée par la majorité des utilisateurs. Il s’agit d’une protéine naturellement présente dans le corps humain, et les compléments alimentaires en contiennent des quantités modérées.
Cependant, comme pour tout complément, certaines précautions sont à connaître.
Les effets indésirables liés à la prise de collagène sont rares. Dans quelques cas isolés, on a pu observer :
Ces effets disparaissent généralement à l’arrêt ou après adaptation progressive des doses.
Le collagène de type 2 ne présente pas de contre-indications majeures, mais il convient d’être prudent dans les cas suivants :
Dans l’ensemble, le collagène articulaire est bien toléré et son utilisation à long terme ne présente pas de risque connu. Sa sécurité d’emploi est confirmée par de nombreuses études cliniques.
En plus de la supplémentation, il est possible de stimuler la production naturelle de collagène dans l’organisme grâce à une alimentation équilibrée et à certaines habitudes de vie. Ces leviers contribuent à préserver la santé des tissus conjonctifs et des articulations sur le long terme.
Le collagène est une protéine composée principalement de trois acides aminés : la glycine, la proline et l’hydroxyproline. Pour favoriser sa production naturelle, il faut donc consommer des aliments riches en ces éléments, ainsi qu’en cofacteurs essentiels.
Certaines habitudes accélèrent la dégradation du collagène dans le corps :
L’activité physique régulière, notamment les sports portés comme la natation, le vélo ou la marche, stimule la circulation et l’oxygénation des tissus. Cela favorise indirectement la production de collagène et l’entretien des articulations.
Combinée à une alimentation équilibrée et à un mode de vie sain, la prise de collagène de type II peut ainsi s’inscrire dans une stratégie globale pour préserver la mobilité, la souplesse et la qualité des articulations sur le long terme.
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur le collagène de type 2 que nous recevons.
Les informations présentées dans cet article s’appuient sur des publications scientifiques et des études cliniques menées sur le collagène de type II et ses effets sur la santé articulaire.
Pour une approche personnalisée, il est toujours conseillé de consulter un professionnel de santé avant d’entreprendre une supplémentation.